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Welcome to Villandraut Chers visiteurs, bonjour ! Comice Agricole Comice agricole Un
article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un comice agricole est une assemblée formée par les
propriétaires et les fermiers d'une région pour échanger les expériences de
chacun afin d'améliorer les procédés agricoles. Les origines des comices agricoles Déjà, avant la Révolution française,
il existait ce que l’on appelait des « Sociétés d’Agriculture, des
Sciences, des Arts et Belles Lettres » qui permettaient aux plus érudits
de se regrouper afin d’échanger et faire fructifier les idées. C’est ainsi qu’en 1764,
quelqu’un écrivit un « mémoire sur la culture du sainfoin ». En 1784,
un gros effort fut fait en faveur des paysans victimes
des inondations et dans la société agreste, idéalisée par la philosophie de Jean-Jacques Rousseau,
l’agriculture se retrouva pour ainsi dire sur un piédestal. En 1788,
l’on créa un grand prix dont le roi Louis XVI en personne en fit une remise
officielle au lauréat. Ce fut à cette époque que s’organisèrent les premiers
comices agricoles dans la généralité de Paris. Mais les hommes instruits, ceux
qui commençaient à venir à la terre, furent bien vite préoccupés par la
constante progression de la misère dans les campagnes et exaltés par la
propagation des idées nouvelles et progressistes. La Révolution survint, les Comices
agricoles furent supprimés en 1793, à cette époque où tout
rassemblement, qu’il fût corporatiste ou non, pouvait apparaître comme suspect. Sous le Directoire, un homme s’attacha particulièrement à
l’avenir et au développement de l’agriculture en France. Il s’agit de François de
Neufchâteau. Il fut un des premiers de ceux que l’on pourrait
appeler « agrairiens ». Ce bourgeois à l’esprit novateur oeuvra pour
faire renaître les Sociétés d’Agriculture et fit en
sorte que celles-ci deviennent de réels moteurs d’innovations et de
performances. De fait, elles furent incontestablement instigatrices des progrès
enregistrés à cette époque. Maurice Agulhon a parfaitement retranscrit l’état
d’esprit « post-révolutionnaire » qui pouvait prévaloir dans ces
dernières années du XVIIIe siècle : « Lorsqu’en effet, dans
les cortèges des fêtes officielles, les chars porteurs de symboles ou de
groupes allégoriques sont traînés par des bœufs (aux cornes dorées) et décorés
de branchages verts, c’est le monde des champs qu’évoque invinciblement
l’ensemble de la mise en scène. Et à plus forte raison, quand le cortège des
« laboureurs », la bêche ou la houe
sur l’épaule, suit le cortège des Gardes Nationaux en armes, puis, au final,
vient se mêler à lui pour l’échange symbolique de l’outil et du fusil. Cette
valorisation de l’agriculture est donc bien loin de se réduire à la simple
incitation à travailler et à produire. Elle relève aussi de l’expression d’un
civisme tout imprégné de réminiscences romaines dans lesquelles le citoyen et
l’homme d’Etat sont à la fois soldat et paysan ». Le Directoire laissa la place au
Consulat qui, lui même s’estompa devant un nouvel ordre, l’Empire. Il y eut
alors plus besoin de fusils que de houes et les préoccupations de l’agriculture
furent reléguées à des places subalternes. Autrement dit, Napoléon Ier fut plus préoccupé par ses campagnes que
par la campagne. Le 27 décembre 1819,
le duc Elie Decazes envoya à tous les préfets de France
une circulaire numérotée « 115 », qui était accompagnée d’une petite
brochure réalisée par J.B Huzard Fils médecin vétérinaire, correspondant de la Société
royale et centrale d’agriculture qui avait pour intitulé :
« Des Assemblées agricoles en Angleterre ». Cette étude voulait démontrer l’utilité
des concours qui étaient organisés outre-Manche dans tous les chefs-lieux des
Comtés et détaillait les modalités de fonctionnement de ces associations. Le duc Decazes, ministre de l’Intérieur
de Louis XVIII, insista sur la nécessité de
reproduire ce modèle anglais : « Il m’a semblé que si de pareilles
institutions pouvaient s’acclimater dans un Etat aussi avantageusement situé
que la France, notre agriculture en retirerait des fruits précieux. Nos
cultivateurs, mettant en commun leurs connaissances pratiques et leur
expérience, seraient mieux appréciés et s’attacheraient davantage à leur état.
(…) Tout ce qui sert à la nourriture de l’homme, se perfectionnerait en qualité
et s’accroîtrait en quantité. Nos marchés s’approvisionneraient mieux et plus
abondamment et un surcroît d’aisance générale serait un des résultats heureux
des associations agricoles que nous aurions eu le bon esprit d’emprunter à nos
voisins ». Quelques mois plus tard, le 22 mai 1820, une
nouvelle circulaire n° 35, émanant cette fois-ci du Bureau des
défrichements, fut signée par le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur. De
fait, M Siméon s’adressait à tous les membres correspondants du Conseil
d’agriculture afin de susciter une véritable réflexion pour la future mise en
place des Comices : « Il importe beaucoup de connaître la nature
des productions rurales et l’espèce d’animaux qu’on présenterait au comice, le
genre d’encouragement que le gouvernement pourrait accorder, le lieu où se
tiendrait l’assemblée et les époques de la réunion ». Il fallut toutefois attendre 1830
pour voir véritablement refleurir ici et là en France, les Sociétés
d’Agriculture. Gabriel
Désert et Robert
Specklin y ont vu là une manière utilisée par les nobles et les
notables légitimistes pour refuser le nouveau régime, à la suite de la
Révolution de Juillet autrement appelée « les
Trois Glorieuses ». Ce retour à la terre permit à ces
« gentlemen-farmers » de s’effacer de la vie politique parisienne et
en même temps, de mieux se consacrer à faire fructifier et mettre en valeur
leurs biens fonciers. Une nouvelle façon de concevoir la culture était
désormais intégrée dans l’esprit des propriétaires terriens. Ce phénomène que l’on a appelé un temps
« agromanie » développait une vision plus performante et plus
capitaliste de la production agricole. Ainsi, à partir de 1830,
le règne de Louis-Philippe
représenta un véritable tournant pour l’agriculture française. Dans ce
contexte, les premiers « concours de charrues » furent organisés et
l’on nomma des inspecteurs Généraux de l’agriculture. Les premières fermes
modèles firent leur apparition à cette même époque. Le 31 mai 1833, le règlement destiné à
créer les comices agricoles fut promulgué. La circulaire n°
26, envoyée par le ministre de l’Intérieur aux préfets le 24 juin 1836, servit en
quelque sorte de rappel à ceux qui étaient en retard dans ce véritable plan
d’émancipation de l’agriculture nationale. Aujourd’hui, l’on parlerait sans doute
de « schémas national de développement rural » ou bien quelque chose
de ce genre. « Tout retard ne pouvant en effet que gêner les progrès de
ces institutions auxquelles le gouvernement doit protection et
encouragements », précisait le ministre qui priait expressément les
représentants de l’Etat de faire preuve de plus grande persuasion auprès des
milieux agricoles. Il semble que le premier comice agricole
qui eut lieu en France, fut organisé dans le département de la Nièvre. Le principe de cette grande
manifestation rurale avait été initié par André Dupin, éminent juriste, député de
l’arrondissement de Clamecy et
président de la Chambre des députés sous Louis Philippe. Le 9 juin 1839, dans la salle des
Adjudications de la ville de Clamecy, une Société avait été créée, à laquelle
on avait donné le nom de « Comice d’arrondissement de Clamecy ». Il
s’agissait « d’instaurer de fréquents et intimes rapports entre les
propriétaires et les cultivateurs et dans le même temps, de stimuler le rôle de
tous ceux qui se livraient à l’agriculture et à l’élevage, en encourageant et
en propageant le perfectionnement des instruments aratoires et les meilleures
méthodes d’assolement, de mettre en commun et répandre le plus possible les
connaissances acquises sur l’amélioration des races de bestiaux au moyen d’un
croisement bien combiné ». La volonté de ces pères fondateurs fut
exaucée puisqu’elle aboutit sans conteste à la création de la race charolaise. La date du premier concours fut ainsi
fixée au dimanche 1er septembre 1839. La Seconde République, par ses lois des 25 février, 10
mars, 20 mars et 25 mars 1851,
dota encore mieux ces associations d’une existence légale. Elle leur donna même
la possibilité d’élire des membres des chambres d'agriculture.
Tout juste un an plus tard, le décret du 25 mars 1852
leur retira cette attribution. Il est vrai qu’entre-temps, le 2 décembre 1851,
le coup d’Etat de Napoléon III était
passé par là … Quoi qu’il en soit, l’habitude était
prise et ce n’est pas sans quelque fébrilité, mais avec un réel bonheur, que
les travailleurs de la terre se mirent à conduire veaux, vaches, cochons, au
chef-lieu de canton où les semi-citadins les attendaient en pavoisant les rues. Il revenait aux populations des campagne dont personne n’aurait osé contester l’intense
activité et le travail incessant, de célébrer l’Agriculture et de décerner les
justes récompenses à ceux qui s’étaient signalés à la fois par l’intelligence
et l’opiniâtreté de leur labeur. N’était-il pas vrai que durant de longs
siècles, les gens de la terre avaient été autant ignorés qu’inconsidérés ?
Si leurs misérables conditions de vie étaient notoires, personne ne cherchait
pour autant à compatir sur leur pénible existence. Le principe de ces rencontres avait été
conçu sous la Restauration royaliste, il se concrétisa véritablement sous le
Second Empire et pourtant, il préfigurait déjà les grandes fêtes républicaines. Titres à la une
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